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La communauté d’entrepreneurs CERFRANCE en tant que partenaire de la Fédé74  partage régulièrement des informations à destination des commerçants.

A retrouver : des informations pertinentes et des conseils visionnaires !

Recruter, quelques questions à se poser !

Les chefs d’entreprise et dirigeants font fréquemment état des difficultés pour trouver un salarié correspondant à leurs attentes. Pour autant, les salariés sont « moins attachés » à leur entreprise et n’hésitent pas à quitter leur poste pour « voir si l’herbe est plus verte ailleurs ». Question de génération ? Pas seulement. Pour mettre toutes les chances de son côté, il faut être attentif à certains points :

  • Ai-je bien déterminé le profil recherché ?

Faut-il un salarié à multi compétences ou très spécialisé ? Ai-je bien fait l’inventaire des tâches à déléguer, de l’organisation et du fonctionnement que cela impliquera avec lui et de la cohérence de l’ensemble des missions à lui confier ? Le « mouton à 5 pattes » est introuvable et la formation acquise est aussi parfois recentrée autour de quelques missions assez proches, alors ne pas attendre d’un candidat le grand écart impossible. Il vaut mieux recruter un élément qui maîtrise bien 3 des 4 ou 5 attentes de l’entreprise et qui pourra progresser, que vouloir réunir toutes les compétences sur la même tête et ne pas trouver. Cernez les missions compatibles entre elles avant de rédiger l’annonce.

  • Quelle est l’attractivité de mon offre ?

Est-ce que l’annonce rédigée « donne envie » ? Trop de texte ou trop de termes techniques. Une présentation au contraire, trop vague ou copiée sur d’autres annonces. La rémunération est-elle en phase avec l’expérience demandée d’un expérimenté ou d’un débutant ? Un expérimenté quittera son poste actuel pour progresser, monter en responsabilités et aura besoin de connaître la rémunération envisagée pour se projeter, et décider de candidater, ne pas l’annoncer peut faire perdre des opportunités.

  • Comment être sûr de l’attractivité de mon entreprise ?

Si je devais chercher un emploi, qu’est-ce qui ferait que je choisirais telle entreprise plutôt qu’une autre ? C’est la base, se mettre à la place de l’autre. Je peux aussi demander à quelqu’un qui connaît bien mon entreprise (mon comptable, mon conseiller, par exemple) de donner la ou les qualités principales de mon entreprise et en faire un argumentaire. Enfin valoriser mon activité et les perspectives c’est établir la relation. Embaucher c’est promettre également de se développer, il faut donc donner envie de se rallier à l’aventure.

  • L’offre pourra être « vue » par quels candidats potentiels ?

Compte tenu du profil, du métier et de l’âge des candidats, quels sont les meilleurs supports de diffusion de mon offre d’emploi, le journal, internet (quel(s) site(s) ?), les journaux et revues professionnelles, « un chasseur de têtes », les réseaux sociaux … Il s’agit de ne pas se tromper de vecteurs d’information.

  • Comment trier efficacement les CV ?

Faut-il que j’attache de l’importance, à une lettre manuscrite ou une lettre imprimée ? Est-ce important pour moi de recevoir un courrier « papier » ou est-ce que les réponses par mail me sont plus pratiques ? Recruter c’est faire correspondre, donc pas de méthode excessive de grandes entreprises dans une TPE, il ne faut pas décourager. Il faudra tout de même définir quelques critères qui serviront à « lire » tous les CV de manière à avoir une analyse objective.

Quelques questionnements qui permettent de consacrer un peu de temps non pas seulement au recrutement mais à une stratégie globale de l’entreprise.

Les faux profils sur les réseaux sociaux professionnels

Les faux profils sont bien réalisés, relativement crédibles et pourtant ils restent faux !


Ils se présentent classiquement comme des professionnels du recrutement (avec une identité usurpée ou fictive) ou cadres de groupes internationaux de tous les secteurs d’activités. Un profil d’ordinaire assez détaillé qui fait état de contenus vraisemblables repris sur d’autres profils. Mais aussi des photos récupérées sur internet ainsi qu’un très grand nombre de contacts. Le but de ces faux profils est d’entrer en contact, pour identifier surtout le réseau de la cible.

L’objectif est rarement anodin car à la faveur de relations suivies, le faux profil cherche à obtenir tout type d’informations pratiques comme des adresses, les téléphones, pour mieux traquer les contacts de premier plan, mais souvent aussi pour l’envoi de spams ou pièces jointes comportant un virus ou un cheval de Troie. Il s’agit de cybercriminalité.

Personne n’est obligé d’accepter une demande de contacts sur les réseaux sociaux. Vous n’ouvrez pas votre porte à n’importe qui d’habitude, il en est de même sur les réseaux professionnels. La course au nombre de contacts ne doit pas sacrifier à la vigilance normale. La vérification de la photo sur internet est souvent une bonne démarche pour identifier s’il s’agit d’un banal copié collé. La fonction de recherche inversée par image de Google images s’y prête bien, mais d’autres services sur le net existe également pour cette fonction recherche.

Vérifiez si le parcours étudiant et professionnel est cohérent. Généralement, les surhommes ou femmes qui ont tout fait aux quatre coins du monde sont tout de même rares et vous les connaissez peut-être. Enfin signalez tout profil que vous identifiez comme usurpé, ou faux à l’éditeur du réseau social. Et surveillez vos courriels habituels.

Sociétés : les bénéficiaires effectifs doivent désormais être connus

Une nouvelle formalité incombe aux sociétés non cotées. Elles ont désormais l’obligation de déposer au greffe du tribunal de commerce, pour être annexées au registre du commerce et des sociétés (RCS). Ainsi qu’un document relatif à leur(s) bénéficiaire(s) effectif(s).

Le bénéficiaire effectif d’une société est la personne physique. Celui-ci en dernier lieu possède directement ou indirectement le contrôle d’une société ou par le compte de qui la transaction est exécutée. Le greffe du Tribunal de Commerce doit pour les nouvelles sociétés à compter du 01/08/2017 disposer de cette confirmation. Pour les sociétés préexistantes, l’information devra être communiquée au plus tard le 01/04/2018. Le document donnera des informations sur la société. Il donnera également accès aux nom et coordonnées de la personne physique dite « bénéficiaire effectif ». En outre sera pris en compte les modalités de contrôles de la société par le bénéficiaire effectif. Il prendra aussi en compte la date de prise de contrôle seront précisées.
Les sanctions encourues en cas de non-respect de cette obligation avant le 1er avril 2018 sont de six mois d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende (Article L 561-49 du CMF).

Poly-pensionnés, du nouveau depuis le 1er juillet 2017

Poly-penstionnés.

Né en 1953 ou après, vous êtes concerné si vous avez cotisé à plusieurs caisses de retraite durant votre carrière. La Liquidation Unique des Régimes Alignés (LURA) simplifie la liquidation des pensions de retraite en ne retenant qu’une seule caisse pour le calcul et le versement.

Comment procéder ? En s’adressant lorsqu’on est poly-pensionné uniquement au dernier régime d’affiliation qui se chargera de faire le nécessaire auprès des autres caisses. Ainsi une seule demande au dernier régime qui de fait deviendra la caisse versant la retraite. Ceci même si ce n’est pas le régime où on a le plus longuement cotisé.

Cela ne concerne bien sûr que les retraites de base. Les pensions complémentaires seront toujours versées séparément. Ne sont pas concernés non plus par ce nouveau dispositif : les exploitants agricoles, les professions libérales, les fonctionnaires, les régimes spéciaux (SNCF, RATP, Banque de France…).

Quelques exceptions subsistent, si vous avez cotisé au RSI avant 1973. Vous en perceviez alors une rente d’invalidité, et souhaitez prendre votre retraite en raison d’une incapacité au travail. Ou si vous demandez une retraite progressive auprès du RSI, ce sera ce régime alors qui s’occupera de votre liquidation de retraite.

Les règles en vigueur pour approcher la pension de retraite pour un non salarié, sont de considérer le revenu annuel moyen des 25 meilleures années multiplié par un taux (50 %). Si multiplié par une durée d’assurance elle-même divisé par une durée de référence selon l’année de naissance (exemple 165 trimestres pour l’assuré né en 1953). Et donc pour cet exemple, la pension intègrera tous les régimes confondus sans aucun prorata. Ceci en fonction de la durée de cotisation à l’un ou l’autre des régimes.